Nouveautés / libre parcours

breme
Nombre de nouveautés sont décrites dans le blog accessible ci-contre

voir Un vrai démocrate
Le colonel Alexandre Ioan Couza, après une jeunesse déjà dévouée à la libération des peuples, accéda à la fonction de prince après la guerre de Crimée en 1859.
Ardemment défendu par l'empereur Napoléon III, il unifia les provinces de Valachie et de Moldavie, créant ainsi le nouvel état de Roumanie en 1862.
D'ambitieuses réformes agraires virent le jour : suppression du servage, redistribution des terres aux paysans, école gratuite et obligatoire, nouveau code pénal et civil favorable au petit peuple, création de l' Université de Bucarest, mise en place d'une armée moderne .... eurent raison de tant d'attention envers les petites gens !
Renversé par un coup d'état mené par les paysans aisés (boyards) en 1866, sans violence, il céda aux conspirateurs pour s'exiler et termina sa vie entre Paris, Vienne et l'Allemagne jusqu'en 1873.
Remplaçé par Carol Ier (Hohenzollern), plus favorables aux puissances d'argent, ce parcours montre combien il est difficile d'établir une vraie démocratie éclairée ... en nous rappelant trop notre époque actuelle.
buenosaires La liberté en Argentine
Timbre très officiel de l'état indépendant de Buenos Aires. Emis en 1859 durant la période où cet état se détacha d'abord de la vice-royauté (Espagnole) en 1810 et refusa en 1853 de s'associer à la jeune république Argentine, trop inféodée aux puissances conservatrices et catholiques.
Le bonnet phrygien symbolise parfaitement l'état d'esprit qui anima cette ville importante, berceau de l'indépendance du pays et restée très ouverte sur la liberté individuelle.
Les nécessités et les pressions eurent raison de ce libéralisme éclairé puisque l'état de Buenos Aires et les provinces unies du Rio de la Plata rejoignirent la République en 1860.
Cette émission existe avec deux types d'impression, fine et grossière.
fjl Commémoration d'une découverte au pôle Nord
Il s'agit içi d'une vignette, issue d'une émission privée de 1874.
Elle fait suite et commémore la découverte d'un petit archipel de la mer de Barentz par les explorateurs Autrichiens et Hongrois Julius von Payer et Karl Weyprecht en 1873.
Tout naturellement, ils donnèrent à cet ensemble d'ilôts glacés le nom de leur commanditaire, l'empereur François Joseph Ier et les cartes portent désormais cette dénomination de Franz Joseph Land ou terre de François Joseph.
La russie l'annexa en 1926 dans une indifférence générale.
Il s'agit d'une émission privée destinée à pallier ,sans doute, l'ignorance de cette découverte et désignation géographique par les émissions postales officielles qui restèrent muettes sur ce sujet.
bloc

Postes locales du Maroc
Service postal J. Brudo
Ligne de Mazagan à Marrakech, la première ouverte en 1891.
3° émission, de 1899, centre en noir, dentelés 11
Cette émission fût rendue nécessaire par les imitations constatées sur les tirages précédents (série "chiffre" puis série "soleil"). Cette série de timbres est dénommée "chasse à la gazelle". Afin de décourager les faussaires, ces timbres sont d'une gravure plus fine, au motifs complexes et imprimés en deux couleurs.
On constate quelques variétés de piquage.
brindisi
Vignettes privées
Brindisi est un port Italien sur la mer Adriatique et une porte ouverte pour la navigation avec les Iles Grecque, la Turquie et le moyen-orient.
Vignette émise en 1899 à titre privé (Fimmert, Auteur-éditeur) pour le compte de la compagnie Agence Générale Maritime,  Contrats Forfaits.
Joli motif de paquebot à vapeur quittant le port et son phare, intéressant pour la collection thématique de ces deux derniers sujets.
wana
Poste locale maritime
Dans le même esprit de représentation de navire à vapeur, l'émission locale Wanajavesi comblera les amateurs.
Service postal local Finlandais (Tavatsehuis & Helsinfors Steam Packet Company) mis en service en 1867 et jusqu'en 1875. Il assura le transport du courrier entre les deux villes mentionnées dans son appellation.
Particulièrement intéressant par le type de navire à roues à aube, plus souvent utilisés sur les fleuves qu'en navigation hauturiére.
Ces timbres sont rares.
kurhort
Timbres d'hôtels


Belle partie de feuille du timbre émis par l'hôtel Suisse Kurhort Stoos en 1877-78. Ils furent utilisés pour le transport du courrier entre l'hôtel et le bureau de poste de Brunnen.

Rare en fragment de la feuille originale.


pest

  Timbre politique  


Il ne s'agit pas d'une émission règulière d'une poste locale mais d'une série humoristique destinée à critiquer l'empire Austro-Hongrois et l'empereur François-Joseph.
Au type du timbre du Cap de bonne espérance (triangulaire) remplacé par "Cap Pest" (pour Budapest, Hongrie) cette série existe aussi avec la mention "Cap Wien", elle date de 1872-74. Magnifiant Franz Josephland et le portrait de l'empereur qui remplace l'image de la déesse au centre du timbre.
Intéressante critique supportée par le timbre, qui n'eût jamais cours, mais illustre déja la critique des grandes monarchies.
georgie
Fantaisie de consul  

Nous sommes étonnés de trouver la mention CONSTANTINOPLE sur un timbre de Géorgie. Il ne s'agit pourtant pas d'une émission de poste locale mais de l'excès de confiance du consul de Géorgie à Constantinople.
En effet, ce pays se déclara indépendant en 1918 et se plaça sous protection Allemande.
Le consul en poste à Constantinople profita de ce fait pour surcharger les émissions régulières de son pays par la mention Constantinople et des valeurs en piastres (de 1 à 50 piastres).
Le prétexte en était la situation de conflit qui existait avec les pays voisins, l'existence d'un camp de prisonniers établi à Constantinople et la nécessité des échanges postaux issus de cette situation.
Ces timbres n'ont pas réellement circulé et ne sont pas repertoriés dans les catalogues, mais ils constituent cependant une bonne rareté. Ils nous content en tout cas une petite fraction de l'histoire de l'Europe en illustrant le sentiment de fierté Nationale.
ardatof32 Les postes locales Russes : impossibles à stocker  !!!    

Dès leur apparition en 1865, les zemstvos, timbres des provinces Russes, quasi officiels, furent très demandés, comme toute nouveauté, par les collectionneurs et les marchands. Malheureusement l'administration Russe se refusa toujours à vendre ces timbres en dehors d'une utilisation strictement postale (tout spécialement à l'étranger) ne voulant pas faire tourner la planche à timbres-qui-ne-servent-jamais, comme de nos jours.
Ce fait figure dans la correspondance du responsable de la société philatélique Dresden Philathélic Society, F.L. Breitfuss, qui écrivit à de multiples reprises pour obtenir des exemplaires neufs, sans aucunes visées mercantiles. Niet et niet.
Il en a été de même avec les autres marchands qui, de guerre lasse, décidèrent ... de ne pas répertorier ces timbres qu'on ne pouvait se procurer en grand nombre ! .... avis de CP. BULAK.
C'est une des raisons pour lesquelles on peut comprendre que les zemstvos n'ont jamais figuré dans les catalogues modernes de Yvert, Maury, Gibbons et autres.
Au tout début (1875) JB. Moens publia un petit catalogue à Bruxelles, Pembetton réalisa un catalogue de 50 pages en 1878, Herrick en 1898 édité par Scott, un catalogue partiel de Stanley Gibbons en 1899, Kosack à berlin en 1912 et puis...pfuitt...plus jamais rien.
Il faut attendre les travaux de FG. Chuchin et Schmidt pour avoir une matière solide et irremplacée, sinon par le travail collosal de Alex Artuchov, détaillant chaque émission et la majorité des variétés (4 volumes sur 5).
En dehors de la complexité des caractères cyrilliques, difficiles à imprimer (mais on trouve la Russie), on comprend peut être aussi pourquoi les zemstvos ne figurent pas dans nos catalogues et ne concernent ainsi que les vrais amateurs.

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